Marie-Christine Hudon

Marie-Christine Hudon

J'ai rejoint l'équipe de la Caisse Desjardins de l'Ouest de la Mauricie, en 2010, pour prendre la responsabilité de l'intégration du dossier du développement durable. À la fin de mes études en Économie et gestion agroalimentaire, mes aspirations m'amenaient vers la mise en marché des produits alimentaires. Finalement, ce sont les valeurs du monde rural dans son entier qui l'ont emporté sur mes aspirations premières. Ainsi, après huit ans comme directrice de la Corporation de développement agroalimentaire du Centre-du-Québec et un poste de conseillère en entrepreneuriat collectif à la Coopérative de développement régional Centre-du-Québec-Mauricie, où j'ai accompagné des comités de développement locaux vers une prise en charge de leur milieu, j'ai été séduite par ce défi ambitieux et nouveau qu'était de faire du développement durable un incontournable au sein de la Caisse et un outil de prise de décision.

Depuis le début de ma vie professionnelle, j'ai participé au démarrage de nombreux projets de développement des milieux et de chacun d'eux, je retire une nouvelle expérience enrichissante. Je crois au pouvoir de la coopération. Je crois aussi au pouvoir de chacun de nous de prendre en charge des projets pour faire évoluer nos milieux. Je conserve toujours un pied dans le monde agroalimentaire par mon implication au sein du conseil d'administration  de la Coopérative qui gère Marché public Yamachiche où je représente la Caisse. Je suis également impliquée personnellement dans divers conseils d'administration. 

Ma plus grande motivation à travailler au développement de mon milieu et au changement de nos habitudes pour la protection de l'environnement vient de mes deux enfants, Émile et Jeanne, pour lesquels j'aspire à un monde toujours meilleur.

mardi, 12 juin 2018 09:09

C’est enfin le temps des fraises!

Des fraises de l’extérieur du Québec, je n’en achète jamais. Des asperges? Non plus! Quand arrive l’été, j’ai hâte comme ça se peut pas! C’est la même chose pour les framboises, pour le maïs et quelques autres légumes comme ça qui sont si délicieux lorsqu’ils sont fraîchement récoltés. C’est parce qu’on y retrouve tous ces beaux légumes en abondance que j’aime tant dans les marchés publics. Et aussi, tous les bons produits fabriqués avec amour, des viandes excellentes, du pain frais, etc.

Est-ce que j’ai réussi à vous mettre en appétit? J’espère…

Nous sommes encore chanceux cette année. Nous aurons deux marchés publics à proximité de chez-nous. Du 9 juin au 25 août, le marché public Yamachiche rassemblera, tous les samedis, ses producteurs dans un nouveau lieu, autour du pavillon Achille Trahan. Le préau, comme on l’appelle à Yamachiche. C’est à quelques mètres du site habituel, pas besoin de vous inquiéter pour le trouver. Attention, le marché sera ouvert de 10h à 14h.

Du 24 juin au 9 septembre, le marché public St-Élie rassemblera, tous les dimanches, ses producteurs au Garage de la culture. Le marché sera ouvert de 10h à 15h.

Je vous invite à surveiller les médias sociaux, notamment les pages Facebook du marché Yamachiche et de votre Caisse. La première vous gardera au fait des activités spéciales qui se tiendront tout au long de la saison au marché. Celle de la Caisse, lancera tous les mercredis, un concours pour gagner des certificats-cadeaux de 50$ dans le marché de votre choix (Yamachiche ou St-Élie).

Lorsque vous passerez dans les marchés cet été ou directement chez un producteur, je vous invite à penser à l’investissement de ces gens. Ils travaillent au champ tous les jours pour assurer leur récolte et à cela s’ajoute le temps qu’ils mettent à leur mise en marché dont la présence dans les marchés publics la fin de semaine. Et ce, tout au long de notre belle saison, au moment où l’on pense tous à s’amuser.

Cet été, achetons des produits de nos producteurs aux marchés publics, aux kiosques à la ferme et demandons-les à nos épiciers. Dépêchez-vous les asperges n’en ont plus pour longtemps, elles n’aiment pas la chaleur!

vendredi, 04 mai 2018 14:39

S'engager pour la santé!

Vous connaissez des gens engagés. Vous savez, ceux qui trouvent du temps dans un agenda déjà rempli et qui s’investissent sans compter parce qu’ils ont une cause à coeur. Heureusement pour notre société, des gens comme ça, il y en a beaucoup, bien souvent même plus qu’on pense. Il y a toute sorte d’implications, de très grandes et des plus petites. L’important, c’est que, grandes ou petites, elles comptent toutes. Et à la fin, ça fait un gros tout.

Dans mon milieu de travail, on y croit à l’engagement. On y croit et on aime le souligner quand des gens s’impliquent notamment parce que l’engagement personnel compte parmi les valeurs coopératives de Desjardins. Beaucoup de nos employés et dirigeants s’impliquent dans diverses causes et organisations.

Aujourd’hui, je souligne l’implication d’une collègue qui s’implique notamment grâce à des coups de pédales. Elle l’a fait pour plusieurs projets au fil des ans (la sclérose en plaques, les saines habitudes de vie au Défi Key West Louiseville, le Grand Défi Pierre Lavoie), il était donc logique que la Fondation Santé de la MRC Maskinongé lui demande d’être la présidente d’honneur de son Défi Vélo 2018.

La mission de la Fondation, c’est de soutenir le développement, le maintien et l’amélioration des services de santé offerts sur le territoire de la MRC de Maskinongé. Son objectif principal est de permettre à sa communauté de recevoir des soins de santé de qualité près de chez eux. C’est une cause qui nous touche tous. On ne sait pas à quel moment nous pourrions en avoir besoin.

Alors, petits et grands, jeunes et moins jeunes, c’est le temps de s’impliquer et ça demande peu d’investissement de temps. Il y en a pour tous les niveaux. Trois trajets à travers les beaux paysages de la MRC à raison de 25, 50 et 100 km.

Est-ce que vous y serez?

Pour ma part, cette randonnée sonne pour moi le début officiel de la saison du vélo, j’y serai avec beaucoup de plaisir!

Inscription en ligne :

http://fondationsantemaskinonge.com/event/defi-velo-omnifab-2018/?event_date=2018-05-20

lundi, 12 février 2018 14:25

Actions locales pour un enjeu global

Est-ce que comme moi vous avez été étonné d’entendre parler d’inondations en janvier dernier au Québec? Depuis le début de l’hiver, Dame Nature joue au yoyo avec la météo. Certes, il y a toujours un redoux, mais trois dans le mois de janvier, c’est un peu fort!  Et les spécialistes du climat nous disent que ça ne fait que commencer. Ce sont des bouleversements climatiques. J’utilise délibérément cette expression plutôt que dire que c’est le réchauffement de la planète. Rassurez-vous, je ne suis pas devenue une climatosceptique.

Au contraire, les épisodes météo extrêmes en dents de scie que nous vivons me préoccupent de plus en plus. Mes enfants que j’initie aux sports d’hiver depuis leur plus jeune âge auront-ils la chance de transmettre cet amour de l’hiver québécois à leurs enfants. Je commence à en douter. Certains me diront que c’est super qu’il fasse un peu plus chaud. Oui, d’accord, mais le réchauffement de la planète, ça n’amènera jamais la chaleur des plages de Cuba sur celles du Lac-Saint-Jean.  Arrêtons de rêver.  Ce que ça risque de nous emmener ce sont, et de là le choix de mon expression, des bouleversements de notre climat. Des épisodes météo extrêmes comme de fortes pluies en plein hiver, des étés qui n’en finissent plus de ne pas arriver et j’en passe. Des changements qui ne semblent pas si positifs que certains se plaisent à le croire. Parlez-en à ceux et celles qui ont passé le printemps les deux pieds dans l’eau de leur sous-sol!

Face à cette réalité, que pouvons-nous faire concrètement?  Les décideurs de ce monde multiplient les discussions et les accords. Les gouvernements qui se succèdent se retirent de l’accord et y reviennent plus tard. Pendant ce temps, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, le fameux GIEC, mentionne que toutes les lumières rouges sont allumées sur le tableau de bord. On jase, on jase, mais est-ce qu’on agit?

Oui, je crois que l’on agit, mais à un autre niveau.  Ce sont les citoyens qui agissent sur le plancher des vaches comme on dit!  Donc, je demeure encouragée et positive face à tout cela.  On entend parler des nombreuses initiatives citoyennes qui se développent partout à travers le monde et ce, peu importe les politiques mises en place à l’échelle du pays. En ville, on jardine sur les toits, des réseaux de citoyens aux États-Unis produisent leur propre électricité, on construit des bâtiments plus économes en ressources, des entreprises qui compensent leurs émissions de GES sans pour autant y être contraintes, des fonds d’investissement qui se retirent des énergies fossiles, les exemples sont nombreux.

Ici même, chez nous, la SADC de la MRC de Maskinongé travaille un projet qui vise la carboneutralité à l’échelle du territoire. Certes, c’est ambitieux, mais c’est tellement encourageant de penser que localement, près de nous, on peut faire des choses, avoir un impact.  C’est dans le cadre de ce projet que nous nous sommes concertés, la SADC et la Caisse, pour organiser une conférence sur les réalités climatiques : actions locales pour un enjeu mondial. Nous aurons la chance d’écouter deux ambassadeurs du climat, formées par le Reality climate project, du célèbre Al Gore.

Cette conférence est ouverte à tous ceux et celles qui ont à cœur leur environnement et celui qu’ils lègueront à leurs petits-enfants.  La conférence aura lieu le 27 février prochain dès 17 h à notre siège social (Louiseville).  L’entrée est gratuite, mais le nombre de places est limité.  Pour réserver votre place, communiquez avec Karine Langlais de la SADC de la MRC de Maskinongé via Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  ou par téléphone au 819 228-5921 poste 3850.

Un collègue vient de réaliser un défi hors de l’ordinaire. Le 21 août dernier, à Mont Tremblant, il est devenu «Ironman». Il a publié sur sa page Facebook le récit de sa journée et il a accepté de le partager à tous par l’entremise de notre blogue. Je lui laisse la parole.  À toi, Guillaume Tessier!

04 :00  Mon cellulaire me réveille sur la sonnerie que j'avais réglée la veille, les premiers coups de «drum» de «Two Worlds» de Dennis Shepherd & Talla 2XLC. Mes yeux ouvrent : c'est l'heure. Je me lève de mon lit d'une frappe, je jette un coup d'oeil dehors, y fait encore noir, mais on voit la ligne d'arrivée, illuminée. C'est aujourd'hui… En fait, on espère que c'est aujourd'hui. Je me tiens au beau milieu de ma chambre d'hôtel et je regarde autour de moi : c'est l'ordre dans le désordre, des articles de sport sur le divan, par terre, sur la table, je me demande par où je commence. Est-ce que j'oublie quelque chose? Est-ce que je vais tenir le coup? Je crois être prêt, ça fait un certain temps que j'examine mon alimentation au peigne fin et je donne mon 100 % à l'entraînement. Je me fais couler un café et je me dis que les dés sont lancés : «vas-y un pas à la fois et tu vas voir où ça te mène». La caféine me fait du bien. Je me fais couler un 2e café et je me sens d'attaque. J'enfile mon «suit» de triathlon, je ramasse mes 2 sacs de «special needs», ma pompe à vélo, mon «wet suit» et je sors.

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L’ordre dans le désordre.

Les bénévoles sont déjà sur la place centrale, en face du «stage» à attendre pour marquer nos numéros. Je vais voir la première que je vois, elle marque mes 2 bras et mon mollet et me souhaite bonne chance. Je me dirige vers la zone de transition en attendant son ouverture.

05:00  Un annonceur indique que la zone de transition est ouverte. Je me dirige vers mon vélo que j'avais déposé la veille, je gonfle mes pneus à 110 PSI et je prends le temps de lever la tête pour me demander si tout ceci est bien vrai. Il est 05:00 du matin, nous sommes plus de 2 500 athlètes à bientôt prendre le départ. À 06:00, on se dirige vers la plage.

Mon départ est prévu pour 06:42. Tout se déroule extrêmement vite. Pour me motiver un peu plus, j'entends les haut-parleurs cracher la basse de «Breathe» de Eric Prydz. C'est à ce moment que je me dis que je suis à ma place et que j'ai mis les efforts pour être là. On annonce le départ des hommes pros.  Un jet militaire qui passe, un coup de canon et c'est parti. On annonce le départ des femmes pros. Un jet militaire qui passe, un coup de canon et c'est parti. 3 minutes avant le départ des hommes 18-34 ans, je fais quelques derniers étirements. 10 secondes. Coup de canon. On prend le départ. À l'entraînement, j'ai eu la chance de parler avec certains athlètes très respectés dans le domaine, dont Pierre Heynemand, qui a maintenant 39 ou 40 «ironman» à son actif. J'écoute ses sages paroles qui me disaient : «si tu ne veux pas te faire ramasser à chaque fois que les plus rapides de chaque groupe d'âge te passent dessus à chaque 3 minutes, tu restes à l'extérieur et tu te diriges tranquillement vers la bouée du fond». C'est donc ce que je fais, méritant un seul coup de pied dans le front. Après environ 2 km de nage, je constate que parfois je plonge dans l'eau, ce qui m'indique que le lac est particulièrement houleux cette journée-là. Je me répète que c'est simple, tu mets un bras en avant de l'autre, tu te rappelles de la technique que Yannick et Marie-Ève t'ont apprise, tu te concentres à chaque mouvement et tu vas arriver à la plage. Tu restes fluide, tu ne brûles pas tes cartouches, t'as une longue journée devant toi. Je sors de l'eau après 1 heure 31 minutes, en pleine forme. Ma transition me prend 7 minutes 13 secondes. J'embarque sur mon «bike» et je décolle.

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Ma sortie de l’eau.  Malgré un temps de 1 heure 30 minutes, je suis en pleine forme et je me sens d’attaque.

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Focus.

Le premier 90 km est facile, mais après la première boucle, un gars à côté de moi dit à voix haute : «on repart». À ce moment, je me suis demandé comment j'allais faire pour courir un marathon après avoir déjà 3,8 km de nage et 180 km de vélo dans le corps. Je me rappelle que je ne suis pas ici pour me poser des questions, mais simplement pour exécuter ce que j'avais appris et apprécier ma journée. Je me rappelle constamment de garder mon énergie pour le marathon. J'arrive à la fin de la 2e boucle et un bénévole vient prendre mon vélo. Je «jog» jusqu'à la transition qui me prend un mince 4 minutes 37 secondes. J'enfile mes éternels «Asics Nimbus» et je pars.

J'ai de l'énergie plein les jambes, moi qui croyais devoir commencer le marathon en marchant, ça ne se produit pas. Je pars à un «pace» de 5 minutes 30 secondes et je ralentis, me rappelant ce qu'il me reste à parcourir.  Je suis les précieux conseils de mon «coach», Steve Carpentier, qui m'avait dit que le plus longtemps j'allais retarder dans la course le moment où je marchais, mis à part les points de ravitaillement, plus j'éloignais le point où ça commencerait à mal aller.  J'arrive presque à la fin de la première boucle, un bénévole crie : «13,33!!!» et comme par magie un autre bénévole me tend mon sac de «special needs». Je l'ouvre et y retrouve un sandwich que ma mère m'a précieusement fait. Je fais passer tout ça avec 2-3 gorgées de jus de «pickle» (pas de farce, j'avais placé ça dans mon sac) et je repars. J'arrive au bout de la première boucle de 21 km, à un embranchement qui indique de se diriger à gauche pour la file d'arrivée, ou à droite pour la 2e «loop». Je me dirige à droite et des centaines de personnes sont présentes pour nous applaudir et nous encourager. Ce n’est pas si facile, mais c'est plus facile que je pensais. Je pense à mon «coach» qui nous a fait souffrir à 35 degrés dans le Parc de la Mauricie, détrempés au grand complet. Je comprends à quoi il voulait en venir. Je termine les 10 derniers kilomètres en alternant course et marche. Durant les derniers kilomètres, je m'adresse à un gars qui court de façon un peu pénible, avec un »tattoo» «ironman» sur le mollet et je lui demande : «how the hell are people coming back to this?» et il me répond : «I don't know, man, it just gets easier, just enjoy it... see you at the finish line, good luck, bro».

En réarrivant à l'embranchement, cette fois-ci je tourne à gauche, vers le «finish». C'est presque irréel. J'entends Mike Riley dire au micro : «Guillaume Tessier, de Trois-Rivières, c'est son premier! YOU ARE AN IRONMAN!»

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Le dénouement de plusieurs mois d’entraînement, mais certainement pas mon dernier «ironman»!

Coach Carpentier nous avait demandé de nous trouver un nouveau défi après «l'ironman»... «Stay hungry»! Coach, pour moi, le défi va rester le triathlon. J'entends prendre un «break partie»l, je vais faire 2 ou 3 demi-«ironman» avec la gang, mais c'est absolument certain que je prendrai part à un autre «ironman». Grâce à toi, on s'est découvert une passion et aucun d'entre nous ne va vendre son «bike». T'as une énergie incroyable et tu réussis à exceller sans jamais te prendre au sérieux, même si tu pourrais le faire à 100 miles à l'heure. On a énormément appris de toi.

Merci aussi à tous ceux qui ont accepté de m'entendre parler environ 56 000 fois de mon projet. C'est parti par une idée que je ne croyais jamais réaliser dans ma vie, c'était un rêve qui est devenu réalité.

Merci finalement à la Caisse Desjardins de l'Ouest de la Mauricie, aux gestionnaires et à mes collègues, qui ont compris ce que ça signifiait pour moi.

«The harder the struggle, the more glorious the triumph!»

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