Marie-Christine Hudon

Marie-Christine Hudon

J'ai rejoint l'équipe de la Caisse Desjardins de l'Ouest de la Mauricie, en 2010, pour prendre la responsabilité de l'intégration du dossier du développement durable. À la fin de mes études en Économie et gestion agroalimentaire, mes aspirations m'amenaient vers la mise en marché des produits alimentaires. Finalement, ce sont les valeurs du monde rural dans son entier qui l'ont emporté sur mes aspirations premières. Ainsi, après huit ans comme directrice de la Corporation de développement agroalimentaire du Centre-du-Québec et un poste de conseillère en entrepreneuriat collectif à la Coopérative de développement régional Centre-du-Québec-Mauricie, où j'ai accompagné des comités de développement locaux vers une prise en charge de leur milieu, j'ai été séduite par ce défi ambitieux et nouveau qu'était de faire du développement durable un incontournable au sein de la Caisse et un outil de prise de décision.

Depuis le début de ma vie professionnelle, j'ai participé au démarrage de nombreux projets de développement des milieux et de chacun d'eux, je retire une nouvelle expérience enrichissante. Je crois au pouvoir de la coopération. Je crois aussi au pouvoir de chacun de nous de prendre en charge des projets pour faire évoluer nos milieux. Je conserve toujours un pied dans le monde agroalimentaire par mon implication au sein du conseil d'administration  de la Coopérative qui gère Marché public Yamachiche où je représente la Caisse. Je suis également impliquée personnellement dans divers conseils d'administration. 

Ma plus grande motivation à travailler au développement de mon milieu et au changement de nos habitudes pour la protection de l'environnement vient de mes deux enfants, Émile et Jeanne, pour lesquels j'aspire à un monde toujours meilleur.

Avez-vous vu sur les réseaux sociaux la campagne publicitaire sur les fruits et les légumes moches qu’une grande chaîne européenne a mis de l’avant?  C’est tellement bien fait, j’ai vraiment adoré.  Les publicités sont drôles et la campagne, pleine de gros bon sens. Tellement, qu’on se demande pourquoi personne n’avait pensé à ça avant!  Vendre des fruits et légumes moins chers (parce que leur allure est moche) et ainsi diminuer le gaspillage des aliments.

Comment ça réduire le gaspillage? Quoi !?!? Les fruits et légumes ne poussent pas tous droits et jolis et ceux qui ne correspondent pas à nos standards de consommateurs ne sont donnés aux banques alimentaires ou utilisés par les restaurateurs? Eh bien non, ils sont tout simplement jetés! Au mieux, ils seront peut-être utilisés pas l’industrie de la transformation mais cela demeure un gros peut-être. C’est fou, nous avons maintenant des standards de beauté même pour les fruits et légumes!

 J’ai lu avec stupéfaction sur le site de Radio-Canada, où était en entrevue le directeur général de la Fédération des producteurs maraîchers du Québec, qu’une carotte doit mesurer entre 15 et 20 cm pour répondre aux exigences des distributeurs. Résultat : les producteurs seraient dans l’obligation de jeter jusqu’au quart de leur récolte.  À bien y penser, on s’en doutait. À l’épicerie, ils sont tous pareils les sacs de carottes.

Un peu décourageant tout ça. À notre échelle de consommateur, qu’est-ce qu’on pourrait faire? Faudrait-il commencer à réclamer des fruits et des légumes moches à nos épiciers? Après tout, ce sont nos épiciers qui sont en contact direct avec les clients. Essayons pour voir, il est possible que les choses bougent. Et aussi, pendant la saison estivale, visitons nos producteurs dans les marchés publics (dont le Marché public Yamachiche bien sûr) et les kiosques à la ferme.  Disons-leur que même s'ils sont moches, nous sommes prêts à acheter leurs fruits et légumes, car c’est leur côté nutritif qui nous importe vraiment.

vendredi, 01 août 2014 11:09

Me voilà officiellement blogueuse

Ça y est! Je porte maintenant le titre de blogueuse du développement durable.

Il y a quelques semaines, lorsque nous avons pris la décision de développer une série de blogues et que je traiterais du développement durable, j’étais vraiment enthousiasmée (il faut dire que l’enthousiasme, ça me définit souvent). Wow! Voilà une opportunité de partager mes connaissances et de sensibiliser les gens sur un sujet qui me tient vraiment à coeur. En moins de deux minutes, j’avais déjà commencé à écrire mon premier texte dans ma tête.

En cette fin juillet, ma formation technique sur la manière de publier sur le site est terminée. Ce n’est pas sorcier alors me voilà prête à passer l’action et à publier mon premier texte. Page blanche! Il faut reconnaître que l'opportunité donne aussi le vertige! Il y a déjà beaucoup d’information qui circule sur le développement durable et plusieurs chroniqueurs/blogueurs sont tellement plus spécialisés que moi. Aurais-je suffisamment de bagage pour créer du contenu avec la régularité qu’exige un blogue? Qu’est-ce que je vais apporter de nouveau? Vais-je trouver le bon ton? Parce que le ton moralisateur et accusateur sur la sauvegarde de la planète, ça m’irrite. Et fort probable que ça vous irrite aussi…

Et je le dis souvent, le développement durable, ça veut tout dire et rien dire à la fois. Et ça ne signifie pas strictement la sauvegarde de l’environnement. C’est tellement plus large. Le développement durable, c’est se soucier de la vitalité économique de son milieu, c’est aussi «cultiver» la qualité du tissu social et de notre milieu de vie. À l’heure des choix de société auxquels nous sommes confrontés actuellement, où s’opposent trop souvent développement économique et protection de l’environnement (alors que cela devrait aller ensemble), c’est un sujet vaste et fort pertinent.

Et parce que nous aurons toujours besoin de nous loger, de nous vêtir, de manger, de nous déplacer, de nous divertir, alouette, nous aurons toujours un impact sur notre environnement. Reste à savoir comment on peut faire, individuellement et collectivement, pour diminuer notre impact. Car soyons réalistes, un impact, nous en aurons toujours un.

Fini la page blanche, les voilà mes sujets potentiels, ils se trouvent dans notre quotidien. Nul besoin de grandes théories, seulement du gros bon sens au quotidien. J’aime communiquer, écrire et aussi partager mes aspirations pour un milieu plus dynamique et un environnement meilleur. Maintenant, il ne reste plus qu’à me lancer, l’enthousiasme et la confiance sont de retour. Mon désir et à la fois mon défi, ce sera de vulgariser mille et un aspects couverts par le développement durable et de donner le goût d’agir concrètement et d’intégrer tout ça dans votre quotidien de citoyen, de consommateur, de travailleur, d’entrepreneur ou de parent. À cet effet, vos suggestions seront les bienvenues!

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