Simon Allaire

Simon Allaire

Je fais partie de cette nouvelle génération de gestionnaires qui croit fermement que la réussite d’une organisation passe inévitablement par la réalisation professionnelle et personnelle des gens qui la composent, un bel équilibre entre le travail et la famille! 

Fière Sorelois d’origine, j’ai complété mes études universitaires avec un Baccalauréat en économie à l’UQTR. Ce sont d’ailleurs mes études qui m’ont amené à apprivoiser et à adopter, avec tellement de bonheur, la magnifique région de la Mauricie! J’ai œuvré plus d’une quinzaine d’années en développement économique. J’ai notamment été coordonnateur au développement économique, commissaire industriel responsable de la prospection au CLD de Shawinigan et directeur du développement des affaires au CLD de Pierre-De Saurel.  Des expériences de travail très formatrices qui m’ont amené à voyager dans les autres provinces canadiennes, mais aussi à travers le monde (France, Brésil, Allemagne, États-Unis) afin d’attirer de nouvelles entreprises en région.  Et avant d’accepter mon poste actuel de gestionnaire chez Desjardins Entreprises, j’ai été à la barre du CLD de la MRC de Maskinongé à titre de directeur général pendant 3 ans.  

1990, secondaire 2, collégien tellement boutonneux, cheveux soigneusement lissés, cardigan bleu poudre avec de magnifiques lignes jaunes serein, aux couleurs de mon école… Ishhh… Je pense que j’avais même des lunettes aussi grosses que ma face… Bon ok, je suis allé trop loin avec l’image mentale.  Le cœur rempli de convictions, je livre mon premier discours électoral à vie pour la vice-présidence de mon niveau secondaire!  200 étudiants à convaincre, d’une gêne hésitante, je me suis dit : «d’la marde, j’me lance»! (J’ai tu vraiment dit le mot «marde» dans mon blogue (ben oui!)…  Je vous jure, je m’en souviens comme si c’était hier et je cite ma finale : «Soyons fiers, soyons fiers de notre école et posons des gestes concrets qui démontrent cette fierté»! (Bon ma mère m’avait aidé, mais…j’y croyais!). 

1993, 3 ans plus tard, plus boutonneux que jamais, une longue crinière, chandail fétiche de «Guns’n Roses» (j’allais plus au collège!),  j’opte maintenant  pour les mini-lunettes d’Harry Potter encore méconnu à l’époque (Guns et Potter mixés ensemble, on appelait ça un style «grunge»!).  Je livre mon deuxième discours électoral pour la vice-présidence de l’école et cette fois-ci, je le fais avec autant de conviction que Mel Gibson dans le film «Braveheart» : «Je vous promets de travailler à développer la fierté pour notre école, je veux afficher et promouvoir nos nombreuses réussites sportives et académiques; les futurs étudiants seront fiers de notre histoire!»

Avril 2016, colloque Desjardins, 950 personnes, des gens de partout au Québec et en Ontario, tous tatoués avec un bracelet lumineux à l’effigie de Desjardins au poignet, je me lance… Ben non… Pas moi (hi! hi!), mais bel et bien le nouveau Président  Guy Cormier qui nous livre un discours attendu et inspirant avec comme message de fond : «Desjardins nous appartient tous… Soyez fiers »!!

Je sais… Je sais… Vous voulez savoir si j’ai gagné mes élections…eh bien oui, les deux fois!!!  Même si jeune, j’avais compris… j’avais compris inconsciemment  l’importance et le réconfort qu’on peut éprouver lorsqu’on appartient à un groupe ou à une entité.  Mes discours colorés venaient renforcer la cohésion de chaque étudiant entre eux et sans trop le savoir à l’époque, mobiliser davantage les étudiants pour l’organisation de toutes sortes d’activités; deux années exceptionnelles remplies de projets vraiment mobilisants pour la gang d’ados que nous étions!

J’ai toujours recherché ce sentiment à travers ma vie personnelle et professionnelle, et c’est, entre autres,  ce qui a motivé mon choix de relever le défi de joindre les rangs de Desjardins Entreprises… une famille, une belle grande famille fière d’avoir une histoire aussi riche.  Chaque jour qui passe depuis mon embauche en janvier 2015, je le ressens de la part de mes collègues.  Ils servent leurs membres comme si c’était leur propre entreprise, ils agissent en ambassadeur, s’impliquent et se mobilisent activement avec cœur et passion, ce qui démontre un sentiment d’appartenance qui, disons-le, fait toute la différence lorsqu’ils servent la clientèle entreprise!  Ils sont juste… tellement fiers!!!

vendredi, 11 mars 2016 14:03

Souffrez-vous de «patentophilie?»

Le contexte : CLD Shawinigan, 2008, commissaire industriel de l’époque (ben oui… «de l’époque», que j’aime me vieillir!  Ben non, Simon, tu te fais encore demander tes cartes à la SAQ, on dit plutôt «gagner en crédibilité» pour un gars qui n’a pas encore de barbe!)  Lundi matin, 8h30, gorgée de café, regard pensif à la fenêtre, salutation à mon «boss», Luc, qui passe rapidement dans le couloir comme un ado attardé, une autre gorgée de café, un regard… Bon OK, grosse journée, ça manque un peu de sérieux!  

J’essaie de me préparer pour ma rencontre, comme à l’habitude, je suis supposé rencontrer un certain «Jean-Paul».  Séance de «benchmarking» pour essayer d’en connaître davantage sur le promoteur, mais dans ce cas-ci, je trouve «sweet nothing»… Alors, je me résigne… «On verra ben» que je me dis!  9h, 9h10, 9h15…  Jean-Paul  est en retard de quelques minutes, ça commence mal… Au même moment, mon regard pensif balaye la fenêtre et j’aperçois un vieil homme… C’est tout…  Rien de trop pertinent, vous me direz, jusqu’à ce que Nancy, pas ma blonde qui n’est jamais là, mais plutôt l’adjointe administrative de l’époque, m’interpelle pour me signifier que mon rendez-vous de 9 h est finalement arrivé!  Je sors aussitôt de mon bureau.  Surprise, c’était mon ti-vieux à la fenêtre, cheveux blancs avec une belle teinte jaunâtre «Du Maurier king size».  Finalement, ce ne sera assurément pas un matin comme les autres!   J’invite Jean-Paul à s’asseoir et à me raconter son histoire… 

Lui aussi veut gagner rapidement en crédibilité, de ses vieux pantalons en «corduroy» (oh que c’est laid ce mot-là, tout comme les mots édredon et/ou restitué… Bon je m’éloigne!) brun foncé, il sort de ses poches un vieux bouchon coca-cola en métal et je cite : «Mon gars, c’est moi qui ai inventé le «twist cap».  Crois-moi, crois-moi pas, je me suis fait voler mon idée!»  Oh que ça part fort.  Mon Jean-Paul, alias «le patenteux», est atteint de la maladie de la «patentophilie», c’est-à-dire une méfiance extrême pour partager les idées qu’il a lui-même développées!   Après cet impressionnant diagnostic, il sort de sa poche intérieure de son cardigan (je suis certain qu’il a fait coudre une poche intérieure exprès pour cacher le papier qu’il s’apprête à me montrer) un plan coupé en forme de casse-tête pour être bien certain qu’aucun vol ne soit possible… Ouf…  Diagnostic tellement confirmé!  Mais après quelques minutes, tel un magicien du «cube Rubik», son projet prend forme sous mes yeux…  Je l’écoute me décrire avec tellement de passion les moindres détails de son projet qu’il a lui-même «patenté».  Je le crois, ça fait du sens, à un point tel que j’accepte d’aller chez lui pour qu’il me montre sa «vraie patente à gosse»!  J’avoue que, rendu-là, c’est beaucoup plus de la curiosité qu’une réelle croyance en la faisabilité du projet compte tenu que, malgré que cet homme soit un brillant ingénieur sans diplôme, malheureusement son projet est déjà dépassé par ce qui existe déjà sur le marché.  Il l’a inventé et aurait assurément passé pour un génie en 1980, surtout dans le secteur de l’efficacité énergétique, mais une chose est certaine, simplement à l’écouter et à m’intéresser à l’homme et son histoire, j’ai suffisamment gagné sa confiance pour qu’il délaisse temporairement sa folie.

J’en conviens, le cas de Jean-Paul est extrême, mais c’est notre rôle d’accompagner les «patenteux» de ce monde, d’accompagner les entrepreneurs en constante innovation, de les écouter, de s’intéresser à eux et de faire vivre leur rêve à travers la réalisation de leurs projets. Comme gestionnaire aujourd’hui, c’est le message que j’essaie de porter avec mon équipe; au-delà d’être des financiers, nous sommes avant tout des partenaires de votre projet.  Nous voulons vous écouter et vivre votre rêve avec vous, en vous partageant de judicieux conseils! N’ayez pas peur de vous ouvrir, le Québec et particulièrement la Mauricie, a un criant besoin d’innovations.  Alors, si vous souffrez de «patentophilie», venez nous voir chez Desjardins Entreprises, nous avons ce qu’il faut pour vous guérir!

lundi, 08 février 2016 11:41

J’ai une vie de fou, pas vous?

Ce matin, 6 h 15...  «Wake-up call»!  Je me lève, je me lave, lève les enfants, lève le chien, lève le ti‑poisson (une blague!)... cherche ma blonde... ehhhh. Ahh non! C'est vrai, elle est déjà partie... comme tous les matins d'ailleurs!  Et oui, j'ai oublié de vous dire qu'on a une vie de fou, comme probablement chacun d'entre vous, qui prenez le temps de lire mon blogue en pensant au souper, aux devoirs, au «week‑end» et j'en passe tellement!  Mais, je vous jure que ma vie est pire que la vôtre, dis-je, d'un ton rempli de conviction!  Quoi?  Vous allez voir, je reviens à ma journée.  Pendant que mes enfants questionnent sérieusement le choix vestimentaire que leur père a fait pour eux, je descends un étage plus bas et je prépare le petit-déjeuner aux enfants, au chien, au poisson... Bon ok, vous avez compris. Tout en préparant les «lunchs» du midi... «Qui a dit qu'un homme ne pouvait pas faire deux choses en même temps?!»  7 h... Je descends un autre étage plus bas pour me «finaliser» et repasser mon «super kit full professionnel», costard et cravate enfilés, on se fait un «sprint» final et collectif vers l'école!  Ouiiiiiii, mon «brake» s'en vient, mais avant, j'y vais de mon «pep-talk» usuel...  «Vite, vite, vite, papa va être en retard à son déjeuner», «allez hop»... «Go! Go! Go!»... tout en cherchant LA mitaine que mon chien a soigneusement déplacée je-sais-pas-trop-où?, sors le chien une dernière fois avant de partir, si je fini par partir un jour, mais d'ailleurs, pourquoi on a un chien?  Ehhhh non, je ne m'aventurerai pas sur ce terrain-là.  7 h 30... les enfants sont «dumpés», ben non, déposés je veux dire, bisous et mots d'amour, on se dit à ce soir!  Et là, j'ai la soudaine impression de respirer trannnnnnnquillement pour la première fois de la journée. Et c'est parti pour le déjeuner au boulot, 15 minutes de route vers Louiseville, juste assez pour ordonner ma rencontre et ma journée dans ma "cocologie", comme dirait ma fille.  Les réunions s'enfilent ensuite à un rythme de fou.  Quoi?  Pas déjà la fin de la journée? (Puisque mes 450 prochains blogues seront consacrés à vous partager des faits cocasses de ma vie professionnelle; pour cette fois, je passe vite!)  Bon ok, et c'est reparti, un dernier 15 minutes de repos vers Trois-Rivières... 16 h 45, 17 h17 h 15, parfois même 17 h 45 ou 18 h... je récupère mes deux merveilleux petit colis en or!  Dès mon arrivée, je reçois tout plein d'amour du genre... «Papa, tu n'as pas mis les ustensiles dans ma boîte à lunch»... oups... qui s'est vanté de pouvoir faire deux choses à la fois!   Dans l'ordre ou dans le désordre, j'arrive, fais les devoirs, prépare le souper, sors le chien, sors le poisson.  Ben non!   Cherche ma blonde... elle est oùùùù?  Ahhh oui, elle travaille encore, mais elle finit toujours par arriver!  Ensuite, on jase, on joue, on profite du très peu de temps en famille. «Next»... bain, pyjama et dodo!  19 h 3020 h et parfois 20 h 30... Oufffff.  J'ai du temps pour moi... Ehhhh non! Simon, tu ne te souviens pas?  Tu as un blogue à écrire!  Quoi?!  J'en avais pas déjà assez, fallait que j'en rajoute!!  Mais vous savez quoi, je pense que je vais aimer ça; en fait, j'adore déjà, ça me permet de m'évader, mais à vos risques par contre!  Hi! Cependant, j’aime penser que ce sera aussi pour votre plus grand bonheur.

Alors voici, j'ai une vie de fou et j'en conviens, tout comme vous d'ailleurs!   À travers mes histoires professionnelles, vous allez en toute simplicité, apprendre à mieux me connaître. Donc, pour mon tout premier blogue, je trouvais fort pertinent de vous présenter « ma vie de fou au quotidien » mais surtout, ma famille!   J'ai deux merveilleux enfants, ma belle Émy qui a maintenant 8 ans  et mon charmant Olivier qui a maintenant un gros 7 ans.  Et oui, un merveilleux toutou affectueusement nommé Charlot et bien sûr, ma merveilleuse blonde Nancy... qui n'est jamais là!  (Elle a le sens de l'humour, c'est pour la taquiner!) Mais surtout, j'espère pouvoir vous partager toute ma passion pour le développement économique.  Travailler à soutenir une économie régionale forte, je l'ai fait pendant plus de 15 ans comme développeur économique et depuis maintenant un peu plus d'un an, je le fais à titre de directeur principal chez Desjardins Entreprises.  Les deux sont étroitement liés et indispensables pour soutenir nos entreprises, peu importe le secteur de notre belle MRC de Maskinongé et dans les deux cas, l’entrepreneur était et sera toujours au cœur de mes préoccupations!