Sylvie Lafrenière

Sylvie Lafrenière

À l’âge de 21 ans, diplômée en psychologie, loin de moi l’idée de  faire carrière chez Desjardins, et pourtant l’aventure se poursuit depuis plus de 30 ans !

De caissière à conseillère en finances personnelles, mon emploi me permet alors de combler mon désir d’aider les gens en les accompagnant à la réalisation de leurs projets.

Dotée d’une personnalité très relationnelle, d’une capacité à relever des défis, forte d’un très bon sens de l’organisation et de la planification, me voici, depuis 8 ans, agente de communication et dédiée à la vie communautaire.

Vous aurez deviné que je suis une personne qui aime être entourée de plein de gens.  Passionnée de plein air, de vélo et de voile, la nature m’inspire et chaque matin, je me lance le défi d’être heureuse dans ma vie et ça fonctionne !

Engagée dans mon milieu et femme d’action, je crois à la force de la coopération pour le mieux-être collectif.  Les communications sont au cœur de mon quotidien, que ce soit en soutien à mes collègues, aux organismes du milieu ou par ma présence dans la communauté à faire rayonner ma coopérative.

Desjardins à travers toutes ces années a contribué à mon développement professionnel et aussi à mon épanouissement personnel Et ça se poursuit !  

Une collègue vient de réaliser un de ses rêves. Le 22 juin dernier, elle était sur la ligne de départ pour accomplir le mythique Grand défi Pierre Lavoie. Elle a généreusement accepté de nous raconter son expérience. Je lui laisse le clavier.  À toi, Pascale Frigon!

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Récit d'une histoire qui se vit...

Tout a commencé un vendredi matin, 19 janvier, alors que je lisais les messages sur l'intranet de la Caisse : «Une place disponible pour faire partie de l’équipe du Grand Défi Pierre Lavoie 1000 km de la Caisse Desjardins de l’Ouest de la Mauricie. La personne élue sera choisie par un tirage au sort». Mon cœur s’est alors mis à battre à tout rompre… Il s'agissait pour moi d'une chance inouïe puisqu’il y a longtemps que je rêvais de pouvoir me tailler une place au sein d'une telle équipe. Après discussion avec mon chum - puisque dans un tel défi, le soutien du conjoint est indispensable - nous avons pris la décision que j'allais soumettre ma candidature. Et puis, vous vous en doutez certainement; ce qui devait arriver arriva. On m'annonce que je suis recrutée parmi l'équipe de 4 cyclistes qui parcourront 1000 km du Saguenay jusqu’à Montréal à la mi-juin. C'était là le début d'une grande aventure…

Pour ceux qui me connaissent, vous savez que je ne fais pas les choses à moitié… dotée d’un orgueil bien placé ;-), je me devais d’être en forme et de prouver à mes nouveaux coéquipiers que, malgré mon expérience restreinte à vélo, ils avaient déniché une partenaire de choix. De surcroît, mon implication était aussi de type financier pour une cause qui me tient à cœur : les jeunes et le développement de saines habitudes de vie. Alors, je voulais atteindre, et même surpasser l’objectif établi par cycliste de 2500 $. J’ai travaillé fort, je suis sortie à plusieurs reprises de ma zone de confort, mais j’en ressors grandie. Avec un appui considérable de mes proches et de partenaires, autant sur le plan financier que moral, j'ai non seulement contribué à amasser un montant personnel de 3 050 $, mais j’ai aussi atteint la forme physique nécessaire pour accomplir un tel défi.

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L’hiver passe et je me plais à découvrir mes coéquipiers (Claude Ferron, Luc M Fleury, Francis Trahan, Gabrielle Fleury et Luc Bibeau, chauffeur) à travers des rencontres d’équipe et des activités de financement. J’ai tellement hâte d’enfourcher ma monture et rouler avec mes partenaires; comme elle était longue cette saison hivernale! Le moment enfin arrivé, je suis agréablement surprise de constater que mon côté sportif et mes efforts durant la période froide ont porté leurs fruits. Étant une fille d’équipe, je trouvais d’autant plus intéressant de faire du vélo en peloton et de «profiter» de l’aspiration que provoque ce phénomène cycliste. Comment oublier cette première sortie de groupe où mes espiègles partenaires m’ont réservé, en guise d’initiation, un petit sprint qui m’a complètement prise par surprise! Je me méfie dorénavant des cliques en douce!

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La veille du grand départ… Je suis fébrile, je ne tiens plus en place! En plus, toute l’équipe est conviée pour une soirée au baseball pour encourager les Aigles de Trois-Rivières. L’équipe est même invitée à aller sur le terrain et je suis l’heureuse élue pour faire le lancer protocolaire… Ouf! Je crois ne m’être jamais autant exercée à faire des lancers! L’honneur des femmes…et de mon équipe était en jeu! Cette soirée-là a été empreinte de beaucoup d’émotions : l’excitation était à son comble, mais la nervosité aussi. Oui, j’étais angoissée par l’inconnu, mais aussi, par des ennuis de santé. Il n’y a jamais de bons moments pour être malade…mais celui-là était vraiment mal choisi! Heureusement, j’ai eu la chance de consulter un médecin le matin même de notre départ. Celui-ci a diagnostiqué une infection à streptocoque des voies respiratoires. Mes antibiotiques à la main, je me dirige vers notre lieu de départ à Yamachiche. Quel bonheur de voir mes coéquipiers, de la famille et des amis venus pour nous souhaiter un bon défi!

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L’ambiance du VR est à son meilleur, nous sommes tous euphoriques. Luc Bibeau, notre indispensable chauffeur du VR fait une demande spéciale. Nous devons officiellement commencer notre périple en écoutant la chanson «Where the streets have no name» de U2, chanson officielle du Défi Pierre Lavoie et qui, dès les premières notes, me procure encore aujourd’hui beaucoup de frissons tout en faisant surgir en moi d’inoubliables souvenirs.

Pascale et Gino

Ayant avec moi des coéquipiers structurés et avenants comme j’aime, tout était facilitant et nous avions prévu arriver à l’avance pour profiter du moment présent et éviter les files d’attente. Le Défi Pierre Lavoie, c’est gros, c’est vraiment gros. Des bénévoles dévoués, une organisation «sur la coche», des attentions de tout ordre (cadeaux, activité, décorations, etc.), des supporters présents à toute heure de la journée et de la nuit… voilà ce qui nous attend comme cycliste. D’ailleurs, la rencontre avant départ avec tous les 1 200 cyclistes m’a procuré beaucoup d’émotions. L’histoire touchante de Pierre Lavoie, la rencontre de plusieurs autres cyclistes passionnés, le dévoilement du montant global amassé 2 200 519 $. Juste WOW!

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Le départ du 1000 km était imminent. Que d’excitation! Ah oui… j’ai oublié de vous reparler de ce cher streptocoque! Étant sous antibiotiques depuis 1 journée, les effets secondaires n’ont pas tardé à se faire sentir. J’avais la nausée. Plus aucune nourriture ne passait… J’étais aux prises avec des vomissements. Comment ne pas être dans tous ses états?  Malgré tout, j’ai eu la chance d’avoir les câlins et le soutien de mes coéquipiers et ceux-ci m’ont d’ailleurs rappelé que le côté psychique peut être utilisé à bon escient. Alors, j’ai fait appel à ma petite voix intérieure pour garder le cap et pour utiliser ce petit intermède de façon positive; ce qui a très bien réussi!

Le départ lancé, tous enfourchent leur vélo et parcourent les premiers 67 km. Un circuit assez difficile avec de bonnes côtes, mais je me débrouille très bien et j’en suis bien fière. L’esprit d’équipe est présent… nous tentons, malgré le nombre imposant de cyclistes, de rester le plus possible groupés pour nous supporter. J’entends à quelques reprises des «tu es là Pascale?», «ça va Pascale?» et ça me fait sourire…nous sommes rendus une famille…

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Le stress tombé, mon virus «dompté», les premiers kilomètres à vélo parcourus, je me sentais bien et je savais que j’étais à ma place. Nous avions tellement de plaisir toute l’équipe ensemble, c’était magique et rapidement, nous avons partagé des fous rires, des moments de complicité, les endroits pour dormir, des petits bobos tout comme toutes sortes d’odeurs! C’est petit un VR, hein?!

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Chacun de mes généreux coéquipiers m’a impressionnée. Tous ensemble, nous avions ce goût de nous surpasser et de donner notre meilleur, de vivre le défi à fond. Quels moments magiques inoubliables en gang! Bien que cette histoire vous soit racontée, elle se vit! Je vous souhaite à votre tour d’avoir cette chance ahurissante de vivre un tel périple durant lequel vous combinerez de fortes émotions, un dépassement de soi, de la fierté, du dévouement, de la persévérance et tout cela, vécu en compagnie de gens passionnés qui feront à jamais partie de votre famille!

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À mes débuts de bloqueuse, en 2015, j’avais écrit sur la différence entre une banque et une Caisse à la suite d’une question de mon neveu Dave. Comme ce sujet est toujours d’actualité, et encore plus à quelques jours de notre assemblée générale annuelle, j’ai cru bon de vous partager à nouveau cette histoire. :

En fin de semaine dernière, lors d’un souper en famille, en parlant de choses et d’autres, Dave, mon neveu de 18 ans me lance cette question : «Ma tante Sylvie», eh oui, il se plaît toujours à m’appeler «Ma tante Sylvie», «c’est quoi au juste la différence entre une banque et une caisse?»

Je lui réponds : «Eh bien, une caisse, c’est d’abord une entreprise coopérative».  À son regard interrogateur, j’ai ajouté : «Une entreprise coopérative, ce sont des personnes qui s’associent et coopèrent ensemble pour répondre à des besoins communs dans une entreprise; ils sont donc tous propriétaires».

Le voyant toujours intéressé, j’ai pris un papier et un crayon et j'ai séparé d’un trait vertical la feuille; d’un côté, j’ai inscrit caisse et de l’autre, banque. Et j’ai ajouté : «Chez Desjardins, nous sommes très différents des banques et voici entre autres pourquoi» :

Caisse :

  • Entreprise à propriété collective, animée par les valeurs et principes coopératifs
  • Vise d’abord le mieux-être économique et social  de ses membres et de leur collectivité
  • Administrée localement par des dirigeants démocratiquement élus par les membres
  • A pour but d’offrir les meilleurs services financiers en s’appuyant  sur des principes d’affaires  distinctives
  • Invite les membres à participer à l’assemblée générale annuelle et à poser leur candidature pour devenir dirigeant
  • Un membre égale un vote
  • Retourne une partie de ses excédents aux membres et à la collectivité sous forme de ristourne

Banque :

  • Entreprise qui appartient à ses actionnaires                                                    
  • Vise l’enrichissement de ses actionnaires                                                      
  • Administrée par un groupe restreint d’actionnaires et les décisions sont centralisées
  • A pour but de fournir le meilleur rendement financier à ses actionnaires                                                                       
  • Invite seulement ses actionnaires à son assemblée générale annuelle                                                                     
  • Une action égale un vote
  • Distribue une partie de ses profits aux actionnaires sous forme de dividendes

À la fin de l’exercice, ses yeux en disaient long et il m’a dit : «Moi, j’aime bien le côté de votre implication dans le milieu, mon équipe de soccer, la bibliothèque, les bourses d’études, le grand défi Desjardins pour les jeunes des écoles; finalement, j’aime mieux faire affaire avec la Caisse».

J’ai conclu en lui disant : «Tu vois, Dave, une coopérative financière, c’est une façon bien différente de faire des affaires!  Dans une Caisse, ce sont les membres, les dirigeants et les employés, qui constituent la principale richesse et c’est ainsi que ta Caisse contribue à la prospérité durable d’un milieu!»

«Justement, tu recevras, par ton enveloppe AccèsD, une invitation pour participer à l’assemblée générale.  Lors de cette soirée, en tant que membre de la Caisse, tu seras informé des états financiers et des réalisations de la dernière année et tu pourras aussi prendre part aux décisions sur les propositions présentées et aussi voter pour élire les prochains dirigeants».  

Comme vous pouvez le constater, trois ans plus tard, le sujet est toujours d’actualité! Notre assemblée générale se tiendra le mardi 3 avril, au siège social, à 19h. (75, avenue Saint-Laurent, à Louiseville).

Une nouveauté cette année! Pour les membres qui ne peuvent être présents ou pour ceux qui ne désirent pas prendre la parole en public, nous offrons la possibilité de faire parvenir vos questions à l’avance via notre page Facebook ou par courriel à l'adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Je vous invite personnellement à y assister

Le mardi 3 avril, les dirigeants, mes collègues et moi-même, serons heureux d’accueillir nos membres.

La dernière fois que je vous ai écrit (Lien), j'étais à préparer mes bagages pour enfin réaliser mon rêve après 6 ans d'attente. Eh oui, je pouvais enfin le vivre en participant au 1 000 km du Grand défi Pierre Lavoie.  Maintenant que la poussière est retombée et que la madame a repris ses esprits, tel que promis, voici la suite…

Jeudi 15 juin, 18 h, me voici à la ville de Saguenay, à mon vélo, sur la ligne de départ, avec les 4 membres de mon équipe et 1 000 autres cyclistes.  Quelle sensation!  Est-ce que je suis fébrile? Oui.  Est-ce que j’ai des craintes? Oui.  Est-ce que je n’ai pas beaucoup dormi la nuit dernière? Oui.  Est-ce que je suis super heureuse d’être là? Oui.

Le 1 000 km est divisé en 13 étapes que nous avions choisies selon nos forces et intérêts.  Chacun avait son étape «défi».  Pour ma part, mon plus grand défi a été l’étape 6, Trois-Rivières – Joliette, soit 130 km, considérée comme l’une des deux plus difficiles étapes du parcours.  Je tenais à la faire puisque je passais dans ma région et ferais un court arrêt dans mon village natal où les élèves de l’école seraient là pour nous accueillir. J’avoue avoir mis en doute mon choix durant le parcours tellement le peloton était puissant et rapide. Incapable de lire ma vitesse, car trop concentré à rouler, ajouter à ma vue pas très bonne, je lance à mon coéquipier : «Comment on roule Mario?»  42, 45 km! Ouf!  La noirceur arrive, la vision n’est plus la même, la chaussée est mouillée. Go ma Sylvie!  Sors ton expérience de cycliste et ta détermination, tu vas en avoir besoin pour les prochaines heures! Merci, Mario, pour ton aide morale et aussi pour ta main dans le dos lors des longues montées à Saint-Gabriel-de-Brandon. Esprit d’équipe et entraide faisaient partie du peloton, Dieu merci! Je ne dis pas que les autres étapes ont été faciles, mais disons que la pire était derrière moi.

Photo 2 Mario et Sylvie St Éllie

Photo de Mario et moi à Saint-Élie-de-Caxton

Le Grand défi, c’est plus que des kilomètres de vélo!  Imaginez, vous retrouvez six personnes dans un VR, des cyclistes qui roulent presque 20 h/24 h, des repas pris à toutes heures et où l’on dort quand on peut! Les ronfleurs vous connaissez? Moi oui, maintenant. Nous l’avons même surnommé Ronflex le Pokémon; c’est le seul qui a dormi la nuit dernière!

Ronflex

Photo de Ronflex. 

Le Grand défi, c’est un feu roulant, jour, soir et nuit, chaud, froid, pluie, c’est partir d’une ville, puis se retrouver dans une autre sans s’en apercevoir.  Il m’est même arrivé de sortir du VR et de demander : «Finalement, nous sommes où?» Les heures passent, les journées se terminent, les vélos roulent encore et les cyclistes sont toujours présents pour les jeunes!  Car il faut le dire, toute cette folie, c’est pour permettre aux élèves des écoles primaires d’avoir des équipements sportifs.  

Tom dodo

Photo de Tom : On prend le sommeil où et quand on peut!

Luc chauffeur

Photo de Luc, notre chauffeur!  Tout un défi pour lui aussi!

Et comme si nous avions juste le temps de cligner des yeux et Montréal est là.  Les 1 000 cyclistes font la mythique entrée au Stade olympique au son des tambours et applaudissements des milliers de personnes.  L’épuisement et les courbatures font place à la fierté et l’émotion du dépassement de soi! Nous avons réussi!  Cette médaille aura toute une signification pour moi. 

Équipe 2 bleeu

Vous pensez que c’est terminé?  Et non, notre équipe s’était engagée envers les  élèves des deux écoles parrainées à leur rendre visite après notre défi et partager avec eux notre expérience et répondre à leurs questions. «Go Gang, demain matin 8 h à l’école!».

Le réveil est difficile, mais les élèves tellement touchants.  

École 2

Chaque membre de l’équipe à tour de rôle partage son moment fort du défi.    Les élèves sont vraiment heureux de nous voir!

Christian : 

«Moi, c’est quand notre chauffeur Luc aussi orthothérapeute a soigné mon genou pour que je puisse remonter sur mon vélo.  Sans lui, je n’aurais pas pu terminer. »

Christian Luc

Christian apprécie les bons soins de Luc.

Les 3 gars

Les gars qui attendent l’arrivée des filles à Sainte-Thérèse. 

Danielle :

«Moi, c’est de rouler en pleine nuit et aussi de réaliser comment il est important de bien s’entourer et persévérer pour réussir un tel défi. Maintenant, je peux dire que j’ai atteint «La zone magique» !»

Danielle la nuit

Danielle au départ de l’étape – Québec, 97 km.

Danielle et Sylvie 1

Danielle avec Sylvie - Gatineau – 87 km

Mario :

«Moi, c’est l’émotion que j’ai eue quand je suis arrivé à Tremblant, je pleurais! Je venais de faire  la plus difficile journée de vélo de ma vie!  Moi, qui, il y a trois ans, ne faisais pas de sport et pesais 50 livres de plus.  Tellement fier!

Photo 3 Mario à Tremblant

Mario arrive à Tremblant après 95 km de côtes.

Tom :

«Moi, après une blessure au hockey cet hiver, je ne pensais pas réussir le défi, car je ne me suis pas entraîné comme j’aurais voulu.  Mais, je suis allé quand même, j’ai osé y aller, même si je n’étais pas tout à fait prêt, et j’ai réussi! Osez même quand vous n’êtes pas certain!»

Équipe départ jour 3

Une équipe fébrile à la ligne de départ.

Sylvie Tom Vidéotron

Tom et Sylvie - Centre Vidéotron, il pleut averse!

Luc :

«Moi, comme chauffeur, le fait de vivre tous ensemble dans un VR pendant 4 jours, à réaliser un  défi, je me suis fait des amis pour la vie! Ça, c’est vraiment le plus beau.  C’est quand je vais chercher les cyclistes à la fin de leur étape, j’ai les premières impressions.»

VR puit de ravitaillement

Et moi, le plus beau, c’est d’avoir entraîné dans notre sillage, 8 autres cyclistes, qui ont fait la Boucle une semaine plus tard; pour moi, c’est huit nouveaux ambassadeurs des saines habitudes de vie! Oui, le mouvement prend de l’ampleur. Bravo à France Beaudry, Sylvain Carbonneau, Denis Grenier, Nathalie Lampron, Robin Lapointe, Donald Pelletier et Sarah-Ève Tremblay!

La boucle

La boucle, de nouveaux ambassadeurs, en route pour 135 km!

Pierre Sylvie

L’homme derrière le mouvement. 

Tous ensemble, avec l’aide des précieux partenaires et les nombreux donateurs, 32 140 $ ont été amassés pour les jeunes!

Équipe école jour 4

Réaliser son rêve, s’impliquer dans sa collectivité, moi ça me rend heureuse!

Réalisez vos rêves mes amis! 

lundi, 12 juin 2017 15:09

J’avais un rêve… il y a 6 ans.

Le détour est parfois grand pour réaliser son rêve!  Il y a six ans, j’avais un rêve, celui de participer au Grand défi Pierre Lavoie, c'est-à-dire partir du Saguenay, traverser plusieurs régions du Québec et arriver au Stade olympique de Montréal, après 1 000 km de vélo en équipe!

Fille de défi et passionnée du vélo, je rêvais de faire partie de ce grand défi à caractère humain, social et sportif. Après plusieurs tentatives d'inscriptions, j'ai lâché prise et mon rêve est demeuré un rêve. Voilà qu'un collègue, Joël, me propose un projet similaire, soit de parcourir Key West/Louiseville à relais afin de promouvoir les saines habitudes de vie auprès des élèves des écoles de notre territoire. Je m'implique et m'engage dans ce projet en y mettant tout mon coeur et mon énergie; pour moi, c'était mon Grand défi Pierre Lavoie. En effet, c'est ce projet qui aujourd'hui me permet de réaliser mon rêve, car Pierre Lavoie a proclamé notre projet «Coup de cœur» et nous a offert une place au tant convoité 1000 km. Me voilà donc capitaine d'une équipe pour l'édition 2017. Tout un détour pour y arriver!  Hourra!

Mais attention, le rêve était simplement autorisé, mais non réalisé!  Tout un cheminement qui me restait à faire et toute une gamme d’émotions que j’aurais à vivre pour les dix prochains mois. 

Au début, le rêve semble plus grand que nature à réaliser et je comprends rapidement pourquoi ça s’appelle : le Grand défi Pierre Lavoie!

Les premières semaines ont été stressantes, voire même angoissantes en constatant l’ampleur que cela représente : création d’une équipe, entraînements, horaires, parrainages des écoles, amasser 25 000 $; vraiment, ça me donne le vertige d’avoir à remplir l’engagement social, humain, physique et financier de ce Grand défi.

Physiquement, tout le monde dit que je suis une bonne cycliste, mais pour ce défi, je me devais d’être une meilleure cycliste, une cycliste plus performante.  Performance, performance… moi qui ai toujours préféré l’endurance dans le plaisir!  La marche est haute!  Je me suis dit : «Go, ma Sylvie, ça va durer 10 mois et j’ai bien l’intention de mettre en pratique les enseignements de mon père : Savoir bien s’entourer et «focusser» sur le résultat.

Ma première bonne décision est d’avoir fait appel à un entraîneur.  Merci Alain de m’avoir fait gravir les échelons de la performance un à un.  Vient par la suite le soutien de mon entourage : Mon chum qui m’offre le statut d’athlète qui se veut des fréquents congés de ménage, repas et autres, ma mère, 86 ans qui prépare : pâté chinois et autres soupers réconfortants pour les jours d’entraînement intense, mes amis(es) qui comprennent mes absentes de la dernière année et ceux qui m’invitent à m’entraîner avec  eux, mon employeur qui accepte une flexibilité à mon horaire. Vraiment, mon entourage a été d’une aide exceptionnelle.  Merci à chacun de vous. 

Six à sept heures d’entraînement par semaine, très tôt le matin, et/ou tard en soirée et ce, à travers une vie assez bien remplie.  On ajoute à cela, la planification et l’organisation des rencontres d’équipe, des visites des écoles, les activités-bénéfices et surtout, la partie d’amasser des fonds et j’avais mis la barre haute (25 000 $) pour notre équipe!  On y est presque qu’arrivé!  Car, ne perdons pas de vue qu’on fait ça en premier pour acheter des équipements sportifs pour les écoles primaires.  Je dois avouer que c’est  difficile de solliciter parents, amis(es) et entreprises, mais combien touchant de constater la générosité de tous. Je suis émue devant toutes ces personnes qui me supportent financièrement et croient aux saines habitudes de vie.  Merci sincère à chacun de vous. 

L’atteinte de cet objectif financier,  c’est l’affaire de toute mon équipe et c’est pourquoi je vous la présente avec une grande fierté!

Christian, le benjamin aux mollets d’acier, 30 ans plus jeune que moi!

Danielle, la 2e fille de l’équipe,  la doyenne et la persévérance en personne!  

Tom, avec son horaire de fou, il est la preuve qu’une personne occupée peut s’impliquer!  

Mario, la recrue initiée aux saines habitudes de vies depuis seulement trois ans, il a perdu 50 livres et s’est mis au vélo!

Luc, notre orthothérapeute et chauffeur, celui qui nous traitera aux petits soins et veillera à notre «confort».

Nous formons une équipe du tonnerre! Go gang, Go!  Voyez où ou nous en sommes rendus avec notre objectif : https://www.legdpl.com/le-1000-km/les-equipes-inscrites/fiche-dequipe?id_equipe=3470

Le 15 juin prochain, nous enfourcherons tour à tour nos vélos pour parcourir les 13 étapes de ce mythique 1 000 km et quel privilège cette année, puisque le parcours (https://www.legdpl.com/le-1000-km/le-1000-km-en-detail/le-parcours-2017) passera dans la MRC de Maskinongé et le summum, j’aurai le bonheur et l’honneur de participer à l’étape Trois-Rivières – Joliette le vendredi 16 juin qui fera un court arrêt à Saint-Élie-de-Caxton vers 18h.  Imaginez, je vais arriver dans mon village natal accompagnée de 400 cyclistes et serez accueillie par les élèves de l’école. Émotions garanties pour moi!

D’ici là, je prépare mes bagages en prenant soin de laisser mes peurs à la maison et d’apporter courage et détermination à profusion.  Je me promets de profiter au maximum du moment présent durant ces quatre jours de défi  en me rappelant tout le chemin parcouru pour être là!  Pensez-y, cela fait six ans que je veux faire ça!  Tout ce détour pour enfin réaliser mon rêve!

À suivre… à mon retour  avec des photos! 

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