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Actions locales pour un enjeu global

Actions locales pour un enjeu global

Est-ce que comme moi vous avez été étonné d’entendre parler d’inondations en janvier dernier au Québec? Depuis le début de l’hiver, Dame Nature joue au yoyo avec la météo. Certes, il y a toujours un redoux, mais trois dans le mois de janvier, c’est un peu fort!  Et les spécialistes du climat nous disent que ça ne fait que commencer. Ce sont des bouleversements climatiques. J’utilise délibérément cette expression plutôt que dire que c’est le réchauffement de la planète. Rassurez-vous, je ne suis pas devenue une climatosceptique.

Au contraire, les épisodes météo extrêmes en dents de scie que nous vivons me préoccupent de plus en plus. Mes enfants que j’initie aux sports d’hiver depuis leur plus jeune âge auront-ils la chance de transmettre cet amour de l’hiver québécois à leurs enfants. Je commence à en douter. Certains me diront que c’est super qu’il fasse un peu plus chaud. Oui, d’accord, mais le réchauffement de la planète, ça n’amènera jamais la chaleur des plages de Cuba sur celles du Lac-Saint-Jean.  Arrêtons de rêver.  Ce que ça risque de nous emmener ce sont, et de là le choix de mon expression, des bouleversements de notre climat. Des épisodes météo extrêmes comme de fortes pluies en plein hiver, des étés qui n’en finissent plus de ne pas arriver et j’en passe. Des changements qui ne semblent pas si positifs que certains se plaisent à le croire. Parlez-en à ceux et celles qui ont passé le printemps les deux pieds dans l’eau de leur sous-sol!

Face à cette réalité, que pouvons-nous faire concrètement?  Les décideurs de ce monde multiplient les discussions et les accords. Les gouvernements qui se succèdent se retirent de l’accord et y reviennent plus tard. Pendant ce temps, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, le fameux GIEC, mentionne que toutes les lumières rouges sont allumées sur le tableau de bord. On jase, on jase, mais est-ce qu’on agit?

Oui, je crois que l’on agit, mais à un autre niveau.  Ce sont les citoyens qui agissent sur le plancher des vaches comme on dit!  Donc, je demeure encouragée et positive face à tout cela.  On entend parler des nombreuses initiatives citoyennes qui se développent partout à travers le monde et ce, peu importe les politiques mises en place à l’échelle du pays. En ville, on jardine sur les toits, des réseaux de citoyens aux États-Unis produisent leur propre électricité, on construit des bâtiments plus économes en ressources, des entreprises qui compensent leurs émissions de GES sans pour autant y être contraintes, des fonds d’investissement qui se retirent des énergies fossiles, les exemples sont nombreux.

Ici même, chez nous, la SADC de la MRC de Maskinongé travaille un projet qui vise la carboneutralité à l’échelle du territoire. Certes, c’est ambitieux, mais c’est tellement encourageant de penser que localement, près de nous, on peut faire des choses, avoir un impact.  C’est dans le cadre de ce projet que nous nous sommes concertés, la SADC et la Caisse, pour organiser une conférence sur les réalités climatiques : actions locales pour un enjeu mondial. Nous aurons la chance d’écouter deux ambassadeurs du climat, formées par le Reality climate project, du célèbre Al Gore.

Cette conférence est ouverte à tous ceux et celles qui ont à cœur leur environnement et celui qu’ils lègueront à leurs petits-enfants.  La conférence aura lieu le 27 février prochain dès 17 h à notre siège social (Louiseville).  L’entrée est gratuite, mais le nombre de places est limité.  Pour réserver votre place, communiquez avec Karine Langlais de la SADC de la MRC de Maskinongé via Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  ou par téléphone au 819 228-5921 poste 3850.

Marie-Christine Hudon

J'ai rejoint l'équipe de la Caisse Desjardins de l'Ouest de la Mauricie, en 2010, pour prendre la responsabilité de l'intégration du dossier du développement durable. À la fin de mes études en Économie et gestion agroalimentaire, mes aspirations m'amenaient vers la mise en marché des produits alimentaires. Finalement, ce sont les valeurs du monde rural dans son entier qui l'ont emporté sur mes aspirations premières. Ainsi, après huit ans comme directrice de la Corporation de développement agroalimentaire du Centre-du-Québec et un poste de conseillère en entrepreneuriat collectif à la Coopérative de développement régional Centre-du-Québec-Mauricie, où j'ai accompagné des comités de développement locaux vers une prise en charge de leur milieu, j'ai été séduite par ce défi ambitieux et nouveau qu'était de faire du développement durable un incontournable au sein de la Caisse et un outil de prise de décision.

Depuis le début de ma vie professionnelle, j'ai participé au démarrage de nombreux projets de développement des milieux et de chacun d'eux, je retire une nouvelle expérience enrichissante. Je crois au pouvoir de la coopération. Je crois aussi au pouvoir de chacun de nous de prendre en charge des projets pour faire évoluer nos milieux. Je conserve toujours un pied dans le monde agroalimentaire par mon implication au sein du conseil d'administration  de la Coopérative qui gère Marché public Yamachiche où je représente la Caisse. Je suis également impliquée personnellement dans divers conseils d'administration. 

Ma plus grande motivation à travailler au développement de mon milieu et au changement de nos habitudes pour la protection de l'environnement vient de mes deux enfants, Émile et Jeanne, pour lesquels j'aspire à un monde toujours meilleur.

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