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Comment sauver le monde une fève à la fois

Comment sauver le monde une fève à la fois

Oui, vous avez bien lu. Je vous propose de tenter de sauver le monde une «bean» à la fois parce que les Nations Unies ont décrété 2016 l’année internationale des légumineuses. Après l’enfance, les coopératives, l’eau, voici l’année internationale des légumineuses. Wow!  Est-ce qu’on manquait de propositions? Finalement, après mûre réflexion, me voilà en train d’écrire un texte sur les légumineuses et d’argumenter en faveur de ce choix qui semble réfléchi à plusieurs égards et qui pourrait, croyez-le ou non, contribuer à changer le monde. Je suis peut-être naïve ou utopiste mais bon, voici comment…

Les légumineuses ont plus d’une vertu et elles pourraient commencer par sauver votre budget.  Voilà, j’ai capté votre attention. En effet, les légumineuses constituent une source de protéines très intéressante et surtout très économique. Petit calcul rapide, une livre d’haricots blancs secs (454 g) coûte aussi peu que 1,59 $. Or, chaque 100 g de ces haricots blancs procure environ 25 g de protéines. L’analyse nutritionnelle du boeuf est grosso modo équivalente. Voilà qui facilite ma démonstration économique. Brève incursion sur le site d’une épicerie québécoise connue, 7,20 $ pour la même quantité de boeuf haché. C’est quand même 4 fois et demie plus dispendieux pour du boeuf haché, nous sommes loin du filet mignon. Il est certain que les haricots rouges sur le BBQ, c’est moins festif mais remplacer quelques repas de viande par semaine, ce pourrait être bon pour le portefeuille. Et aussi pour la santé, car on le sait maintenant, la consommation quotidienne de viande rouge est néfaste pour la santé. Pourquoi ne pas diminuer un peu!

Les légumineuses ont aussi des vertus environnementales. À quantité équivalente de protéines, l’empreinte environnementale liée à la production des légumineuses sera nettement plus faible que celle reliée à la production du boeuf ou de la viande en général. La culture des légumineuses est peu gourmande en intrants et en eau. Voilà qui est intéressant. De plus, une visite sur le site de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation) nous apprend que la durée de conservation des légumineuses est très longue (elle se compte en mois et dans certains cas en années) et ce, dans des conditions minimales et sans s’altérer ou perdre de valeurs nutritionnelles. Peut-être un élément de solution au gaspillage alimentaire?

Voilà, mangeons des fèves au lard à chaque semaine et sauvons le monde. Un peu lourd comme régime alimentaire, je vous le concède. Je vous propose plutôt de parcourir des sites Internet qui nous proposent des recettes diversifiées, inspirées de traditions provenant des quatre coins du monde. Certains les camouflent dans les aliments, j’ai même vu dans de la tarte au sucre, d’autres les assument pleinement et les mettent à l’honneur comme accompagnement ou plat principal.

Bien sûr, un ou deux repas de légumineuses par semaine, ce ne sera pas assez pour changer le monde. Il y a bien plus à faire, mais je crois fermement à la devise de chaque geste compte. Comme dans toute chose, cherchons l’équilibre et passons à l’action, nous arriverons forcément à des résultats.

Pour 2016, voici donc mon nouveau défi de cuisinière, je le lance à moi-même : minimum un repas par semaine de légumineuses. Vous avez des suggestions de recettes pour moi car, pour l’instant, mes enfants et mon conjoint ont tellement hâte…Sérieusement ? Non, pas encore!

Marie-Christine Hudon

J'ai rejoint l'équipe de la Caisse Desjardins de l'Ouest de la Mauricie, en 2010, pour prendre la responsabilité de l'intégration du dossier du développement durable. À la fin de mes études en Économie et gestion agroalimentaire, mes aspirations m'amenaient vers la mise en marché des produits alimentaires. Finalement, ce sont les valeurs du monde rural dans son entier qui l'ont emporté sur mes aspirations premières. Ainsi, après huit ans comme directrice de la Corporation de développement agroalimentaire du Centre-du-Québec et un poste de conseillère en entrepreneuriat collectif à la Coopérative de développement régional Centre-du-Québec-Mauricie, où j'ai accompagné des comités de développement locaux vers une prise en charge de leur milieu, j'ai été séduite par ce défi ambitieux et nouveau qu'était de faire du développement durable un incontournable au sein de la Caisse et un outil de prise de décision.

Depuis le début de ma vie professionnelle, j'ai participé au démarrage de nombreux projets de développement des milieux et de chacun d'eux, je retire une nouvelle expérience enrichissante. Je crois au pouvoir de la coopération. Je crois aussi au pouvoir de chacun de nous de prendre en charge des projets pour faire évoluer nos milieux. Je conserve toujours un pied dans le monde agroalimentaire par mon implication au sein du conseil d'administration  de la Coopérative qui gère Marché public Yamachiche où je représente la Caisse. Je suis également impliquée personnellement dans divers conseils d'administration. 

Ma plus grande motivation à travailler au développement de mon milieu et au changement de nos habitudes pour la protection de l'environnement vient de mes deux enfants, Émile et Jeanne, pour lesquels j'aspire à un monde toujours meilleur.

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